taille la zone

Laguna Grande

01:24, 23/03/2008 .. 0 commentaires .. Lien

On part avec EV , à 2 bateaux , c’est plus prudent dans ces eaux là , à la revoyure les copains de la Blanquilla  : PEDRO, RAPABOIS ....

 A 10 H , on sort de Mochima, pas de vent, encore du moteur, on a fait 15 H de moteur pour arriver là . On a 20 milles à faire Bernard met bien la pression, on a hissé la grand voile pour rien , EV s’éloigne et on ne marche plus qu’à 4 nœuds , on est à la merci des pirates au milieu du golfe de Cariaco très dangereux et en plus on va dans un trou perdu , farçi de moustiques, de mouches, sans air et là encore complètement sans défense contre une attaque .  Pas de téléphone pour parler aux enfants

 Bernard bougonne et me laisse toute seule dans le cockpit ,     j’entends à la VHF une femme dont le bateau vient d’être la proie des bandits, elle se remet de ses émotions, dit-elle

Je ne dis mot à Bernard, il a peut-être raison, on se met dans la gueule du loup     Mais quel décor en récompense Je longe les falaises , EV au loin cherche l’entrée, Carmello nous annonce que la troupe a dormi sans problème dans la crique de Mochima  , c’est une bonne chose . Bernard sort de sa couchette , j’ai remis du gênois

On rentre dans la falaise, des montagnes de toutes les couleurs  du rouge,  de l’ocre,  du jaune.  Personne, pas un voilier, bernard le sent mal, on cherche EV, ils sont là , mouillés au milieu du « Grand Canyon » Les pélicans , les frégates ; les aigles nous accueillent, c’est sublime, magnifique, la 2ème merveille du monde , on mouille au paradis, dans le grand Canyon

 Baignade , promenade , tiens? il y a une annexe mais où est le bateau ? Enfin , c’est bon signe, il doit être mouillé derrière dans une autre anse . C'est plein de mouillages gigognes ici .  Il y a aussi une barque qui chasse depuis l’eau,  des chèvres à moitié sauvages .

 Bernard s’est enfermé dans sa couchette , c’est Fort Knox ,dommage,  je me rends compte que  c’est une belle preuve d’amour qu’il m’a donnée de venir là mais lui , je le sens si malheureux, c'est un homme du large, un homme d'embruns, de vent , de liberté et il est prisonnier  ici.

EV nous invite ce soir à dîner

On apporte des filets de dorade et de barracuda  que l'on a pêchés l'avant veille et une bouteille de blanc , Dominique a préparé aussi un repas et on attaque par "un Blanquilla " et on mange tous dans le cockpit de EV . Qu'est ce qu'on est bien .

De temps en temps , on lance un coup de projecteur sur TLZ, il fait nuit noire et on est vraiment seul , si les pirates débarquent , on est mal . Bernard a sorti la fusée de détresse , Dominique son poivre et puis il y a Réglisse ,  ce soir il dîne  avec nous , il mangera le reste de pâtes et la tarte . la belle-sœur de EV le bichonne , elle est en manque et le trouve craquant .

Nuit sans un bruit, sans une ride sur l’eau et je me réveille souvent pour savourer ce moment magique .

lundi 3 septembre   6 h debout, Dany est déjà sur le pont, en face de nous , lever de soleil sur Laguna Grande à couper le souffle, aussi fantastique que celui du  Hoggar, les montagnes se réflètent dans l’eau,   deux aigles font sécher leurs ailes dans les cactus, 2 chouettes se répondent , on entend le battement d’ailes des pélicans .

Je pars avec les gars pour escalader la montagne et faire des photos, mes chaussures ne sont pas adaptées, je glisse, j’ai plein de boue à l’intérieur et ça monte raide, que du schiste , je peine , je n’arriverai jamais au bout

Si, je suis arrivée au sommet (le frère  de Fred est un champion d’escalade et vit à Grenoble…, si j’avais su…) Le spectacle est sublime…les photos parlent d’elles même

EV ET TAILLE LA ZONE AU MOUILLAGE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fin d’après-midi, on relève l’ancre pour aller à Cumana, les copains sont déjà partis et voilà ti pas que le moteur ne veut pas démarrer, un hurlement sinistre en guise du ronflement bien réconfortant du Yamaha, Un roulement qui perd la tête, je nous vois , bloqués ici, sans âme qui vive, par 10 fois Bernard tourne la clé sans succès. On hisse la grand voile prêts à tirer des bords dans Laguna Grande et miracle, ça démarre , on sort vite fait de là On arrive à la tombée du jour à la marina de Cumana tous les copains sont là pour prendre les amarres, eau, électricité à tous les étages, confort quoi  . Il y a aussi Diplodocus qui s’est fait aborder par une barque, des gars armés qui voulaient monter sur leur bateau, ils ont réussi avec un projecteur à les éblouir et se sauver , ça se passait devant Mochima la nuit , ils sont encore tout ébranlés de cette aventure et ils se sont confiés à nous pendant 3 heures (en fait c'est la  même nana qui parlait à la  VHF, la veille et je réalise que c'est aussi Louloune, la peintre aquarelliste dont me parlait si souvent Myriam ) .Mais c'est bien sûr, c'est elle, la 3 en 1 comme le WD40 .

On capte la WIFI  gratuite sur le bateau  et du crépuscule à l’aube , je change de monde .

Demain, on part avec EV pour Cubagua et Porlamar, c’est fou comme on a retrouvé , l’esprit grégaire  dans ces régions …mais c'est si bon .         


Publié à 01:24, le 23/03/2008, Venezuela
Mots clefs : lagunagrande

J'ai retrouvé mon blog

08:23, 22/03/2008 .. 0 commentaires .. Lien

 Oui, j'avais perdu mon blog et je le cherchais désespérément depuis des mois , il faut dire que j'avais perdu mon mot de passe et le nouveau q'Uniterre me proposait ,n'arrivait jamais et pour cause il était bien caché dans les spams que je n'ouvre jamais . Aujourd'hui , j'ai mis le nez dans la boîte de Pandore et bien m'en a pris, j'ai saisi au vol le message contenant mon  précieux mot de passe et j'y suis dans mon blog , je crois que je pourrais même y insérer des photos car je ne suis plus sur un Mac et l'icône en forme de montagne est belle et bien là à porter de main .  Alors, c'est parti mon kiki., pour un blog en images .

 

 

 

 

 

 

Je vous écris du François où je suis installée dans une magnifique propriété où habitent normalement une bande de jeunes bien sympathiques . Ils sont partis régater à Béquia et  m'ont offert une semaine de bonheur au bout du monde complètement seule au milieu des bananeraies . Non, je ne suis pas seule puisque j'ai mon fidèle chien Réglisse à mes côtés, disons que je suis isolée et que je vais pouvoir profiter de ma retraite pour continuer mon blog en toute sérénité .


Publié à 08:23, le 22/03/2008, Martinique
Mots clefs : Françoisaudomaine

Tremblement de terre

02:42, 14/12/2007 .. 1 commentaires .. Lien

 

 

 

 Que d’émotions ici en Martinique , je me trouvais à l’intérieur de la bibliothèque Schoelcher quand on a entendu un grondement, et puis le carrelage a bougé, tout le bâtiment a tremblé , les livres sont tombés par terre , on s’est regardé, je me suis réfugiée sous une table mais la crise d’épilepsie durait , la voûte de l’édifice perdait des morceaux et quand on a compris que c’était un vrai tremblement de terre , vite, vite, on s’est tous précipité dans la rue ( au moins le ciel ne nous tomberait pas sur la tête) mais là ça continuait , les bâtiments autour n’en finissaient pas de s’ébrouer, l’asphalte respirait violemment et c’était comme un vertige général qui ne s’arrêtait pas . Enfin, le cauchemar a cessé et autour de moi, j’ai vu les voitures abandonnées sur l’avenue , restées sur place sans les chauffeurs , les gens catastrophés, effondrés sur les murets , les uns pleuraient ou priaient le « bon !!!!!dieu et certains criaient , « nos enfants, où sont nos enfants ? »( les responsables des écoles avaient entre temps regroupé les élèves dans les cours et bloqué les portes de sortie) , des bâtiments menaçaient de s’écrouler, largement ébranlés et fissurés. On a tous repris nos esprits petit à petit , complètement hébétés, les pompiers sont arrivés, la gendarmerie ; ils ont ceinturé des pâtés de maison devenus dangereux, tous les rideaux de fer des boutiques de Fort de France ont été tirés , On entendait les rumeurs : « le parking aérien de Wall Street est tombé, la société Générale s’est effondrée » tout le monde, le portable en main et à l’oreille essayait de joindre la famille, les copains ; moi qui venais d’en acheter un 2 heures auparavant ( grande première pour moi, réfractaire jusqu’à ce jour à ce genre de matériel !!!), j’ai dû retourner dans la bibliothèque le rechercher, il était resté coincé dans « mon sac à main » sous des piles de bouquins et j’ai réussi à le récupérer vite fait avant que les responsables du lieu ne me chassent dehors et que la bibliothèque se désagrège . Mais tous les systèmes opérateurs étaient bloqués. Où était mon cher et tendre ?, au bateau ? Chez la kiné ? J’ai consolé une indigène qui affirmait que la Martinique allait disparaître et que nous allions tous mourir. Le séisme a fait un mort de crise cardiaque et 3 blessés sur toute l’île, des dégâts matériels et des coupures d’eau et d’électricité. Les écoles sont fermées ce jour pour inspecter les bâtiments . Je suis allée rue Lamartine au magasin de coiffure pour dames et messieurs de Serge et Chris , Serge m’a offert un verre d’eau et un biscuit de guerre pour me réconforter, toute la vaisselle de la cuisine, par terre, les miroirs décrochés, les piles de revue à terre mais la vieille maison à 2 étages de la « Coifferie »: intacte , Chris est arrivée du cimetière !!! Elle a vu les bus se balancer à l’arrêt, elle a vu la façade du vieux cinéma Pax bouger comme un château de cartes, elle a couru pour s’écarter des bâtisses . J’ai repris la navette bondée pour traverser la baie , calme , elle . J’ai retrouvé les gens d’en face, la pharmacienne de la pointe du bout ramassait les fioles , le cafetier , ses bouteilles de rhum, Bernard revenait de chez la frangine installée dans la maison de Christiane. On savait que sa soeur attirait les catastrophes que ce soit en solitaire ou en notre compagnie , on n’aurait jamais dû accepter sa visite En effet voilà la liste de toutes ses mésaventures : elle a commencé par se fracturer le tibia et le péroné en jouant à la marelle, à se fendre le crâne un peu plus tard avec la perche du téléski du skieur suivant , à se crever les tympans en téléphonant un soir d’orage etc etc…., Elle était là aussi pour toutes sortes de catastrophes naturelles, l’alerte au cyclone associée à l’hépatite de Bernard à Porlamar en 1990, elle était là pour les inondations dramatiques dans le sud de la France en 1999, pour le tremblement de terre d’hier en Martinique …..en 2007 et dire qu’elle habite Paris , c’est une si jolie ville … Je n’ose penser à ce qui pourrait arriver encore en sa présence … Il y a eu 2 répliques la veille et ces séismes à répétition ne présagent rien de bon , on parle aussi de raz de marée ….. On reste sur nos gardes tant que la soeurette est là. Quant à Bernard , il n’a rien senti sur le bateau pourtant, Jeff a été alerté par un balancement inhabituel de ses mâts, Le Toumelin a ressenti la secousse sur son voilier , Pierre qui démarrait au moteur du Marin a pesté contre le mécanicien qui venait de lui installer le moteur tellement tout vibrait. il a pensé à une faute du mécanicien et il est retourné s’amarrer au ponton pour engueuler le responsable, « les silentblocs sont vieux mais ils font encore leur office » bredouilla le mécano , sur ce, Pierre , sceptique et toujours pas au courant du séisme est reparti en mer et là, plus de problèmes de silent bloc, c’est en débarquant à l’anse d’Arlet qu’il a découvert le pot aux roses…..

 

 

 


Publié à 02:42, le 14/12/2007, Fort-de-France
Mots clefs : Séisme

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